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Michele Audino - hommage à la cuisine de son enfance

Sa première publication sur son blog culinaire remonte à peu avant son arrivée à son poste de spécialiste des ouvrages de protection. Et si Michele Audino ne se contente plus d'alimenter son blog et publie désormais aussi ses savoureuses recettes sur Instagram, c'est grâce à ses nouvelles collègues.

L'ail, un ingrédient incontournable de ses préparations

Ail et persil, les ingrédients qui ne sauraient manquer dans sa cuisine: blogueur culinaire passionné, Michel Audino est tout autant, sinon plus, un fin gourmet. Cette passion de la bonne chère a grandi avec lui depuis son enfance, lorsqu'il observait sa mère aux fourneaux avec beaucoup de curiosité, admirant comment, des ingrédients les plus simples, naissaient de vrais délices. Indétrônables, les gnocchis à la tomate et la parmigiana figurent aujourd'hui encore parmi ses plats favoris.

Sur son blog culinaire assoincucina.com, Michele Audino publie chaque mois quatre nouvelles recettes. S'il s'agit souvent de plats italiens remontant à son enfance, le gastronome se laisse aussi depuis peu inspirer par d'autres sources. Toutes ses propositions ont un point commun: «Derrière chacune de mes recettes se cache une anecdote personnelle», révèle le cuisinier amateur.

Entre deux cultures

Au premier coup d'œil à son blog assoincucina.com, il est clair que Michele Audino est bel et bien un «asso in cucina», un as de la cuisine. Un nom dont l'histoire elle-même ne manque pas de charme: Michele est un passionné de jass à la napolitaine, un jeu de cartes où l'«as de bâton», vert et rouge, a toutes ses faveurs. De ce penchant est né son alter ego culinaire, et c'est ainsi qu'il est devenu lui-même un «as de la cuisine».

D'apparence, Michele Audino est italien; mais son cœur bat aussi pour l'Emmental, où il a grandi. La famille italienne de ce quadragénaire était installée à Biglen, aux portes de l'Emmental. «Le grand écart entre les deux cultures m'a beaucoup marqué» explique-t-il. Son physique mis à part, Michel est on-ne-peut-plus suisse: «J'apprécie énormément la fiabilité typique de la Suisse, surtout dans le cadre professionnel.» La disparité entre ce que l'on voit de lui et ce qu'il ressent est une constante présente tout au long de son parcours de maçon et d'architecte.

Sans connaissance des réseaux sociaux

On mange aussi avec les yeux: Michele soigne la présentation de ses plats.

À sa sortie de la haute école spécialisée, Michele Audino exerce durant quelques années son métier d'architecte. Hélas, la créativité, qui occupait une grande place durant les études, n'est plus au rendez-vous dans son quotidien professionnel: «Entre les contraintes budgétaires et les obligations légales, il n'y a pas moyen de faire grand-chose» explique-t-il. Il choisit alors de travailler pour les Services psychiatriques universitaires de Berne, où il s'occupe de l'entretien des bâtiments, avant d'être engagé par l'OSSM en 2018, en tant que spécialiste des ouvrages de protection. «Entre ces deux postes, j'ai eu une pause d'un mois» se souvient-il. Et c'est ainsi qu'il commence à mettre par écrit les recettes de sa famille. D'abord manuellement, mais le support physique ne lui convient pas. Il crée donc un site Internet à utiliser comme plateforme pour ses idées culinaires. Peu après, sous l'influence de ses nouvelles collègues de l'OSSM, il se crée un compte Instagram, où il annonce régulièrement ses recettes inédites. «Avant, je n'y connaissais rien aux médiaux sociaux» avoue-t-il dans un sourire.

Pour Michele, les recettes de la mamma et de la nonna sont très souvent associées à des souvenirs. Derrière chacune de celles qu'il a publiées sur assoincucina.com se cache une anecdote personnelle, puisée dans sa vie réelle. Ce père de famille cuisinier amateur n'a donc pas fait que rassembler des recettes, il a aussi réuni une multitude d'histoires personnelles. Au-delà de l'hommage qu'il rend à la cuisine de son enfance, son blog assoincucina sert aussi à transmettre à ses enfants Giulio et Irina l'héritage culinaire familial et ses racines italiennes.

Culture, identité et convivialité

La prise de vues, étape finale, doit se faire vite. Crédit photographique : màd

Au moment de passer à table, être en bonne compagnie est aussi important pour Michele que le contenu de l'assiette. Le soir, lui, sa femme Susanne et leurs enfants mangent toujours ensemble. Si l'un ou l'autre des quatre rentre un peu tard, on l'attend. «Pour moi, cuisiner, c'est la culture, l'identité et la convivialité» souligne-t-il, en se félicitant de l'inscription de la cuisine italienne au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO le 10 décembre 2025.

Il consacre deux à trois heures par semaine à son blog, essentiellement pour la présentation de la recette et la création des PDF qu'il fournit pour chaque plat. Il ne compte pas dans ce calcul le temps passé à cuisiner car «de toute façon, il faut bien que je prépare à manger.» Et au moment de photographier le résultat, dernière étape du travail, ça doit aller vite: «J'aime déguster mes plats bien chauds: il est donc rare que je passe beaucoup de temps à prendre les assiettes en photo» explique-t-il dans un sourire. Buon appetito!

Nadia Ingenhoff

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